Contrairement à d’habitude mais comme l’année dernière, nous devons rester en quatorzaine à la Réunion avant de prendre le bateau. Décollage prévu donc le 14 octobre 2021 pour un embarquement sur le Marion le 29 octobre 2021.

Il est important de s’assurer que personne n’est positif à la Covid avant d’arriver sur les districts, dans lesquels les hopitaux ne permettent pas une prise en charge en cas de forme grave. De plus, nos prédécesseurs actuellement sur les îles n’ont pas encore pu être vaccinés et sont donc potentiellement vulnérables.

Lundi 11 octobre, 72h avant le décollage, nous devons tous nous faire tester négatifs à la Covid. Sans ce test, nous ne pouvons pas prendre l’avion. Même si je sais que je n’ai pas prit de risque avant, je ne peux m’empêcher d’appréhender un peu le résultat. Mais en fin de journée, verdict : il est négatif ! Il est temps de préparer les valises et de rassembler les dernières affaires. J’ai le droit à deux valises en soute, ça me semblait énorme au début mais en fait, ça se remplit très (trop) vite. Ces trois derniers jours sont assez chargés : déménagement, derniers achats et préparatifs, et derniers au revoirs aux copains.

Jeudi 14 octobre, jour de départ de la métropole ! Rendez-vous en début d’après-midi au terminal 2 de l’aéroport Charles de Gaulle, où Annie de l’IPEV récupère nos pass sanitaire et nous donne nos billets d’avion. Je retrouve les autres VSC rencontrés lors du séminaire. L’excitation est si grande que le temps d’attente avant l’enregistrement nous semble interminable. 19h heure de métropole : l’avion décolle enfin !

Vendredi 15 octobre, on atterrit à l’aéroport de Saint-Denis à 8h, heure de la Réunion. Yann, de la Log-Ipev, nous rassemble en fonction de nos hôtels respectifs. Nous, les VSC IPEV, sommes dans l’Ermitage Boutik Hôtel, un hôtel situé à Ermitage-les-Bains. Une navette vient nous chercher pour nous y emmener.

Contrairement aux autres, nous sommes plutôt bien lotis ! L’hôtel possède une piscine dont on a le droit de profiter un par un et chacun son tour, dans le respect des gestes barrière.

La piscine de l'Ermitage Boutik Hotel

© 2021 R. Nespoulet · Institut polaire français · TAAF

Le confinement se passe plutôt bien. Il fait super beau et chaud ! On se retrouve à l’heure des repas, où nous prenons un plateau-repas préparé par un traiteur et nous mangeons chacun à une table sur la terrasse de l’hôtel. Les oiseaux de l’hôtel, notamment le bulbul, la colombine zébrée et les moineaux domestiques ne sont pas farouches pour un sou et viennent même nous piquer la nourriture dans nos plateaux. Le nid de bulbul dans un buisson sur la terrasse nous occupe un bon moment, et nous observons de près le nourrissage des jeunes et la croissance rapide des oisillons.

Le bulbul qui vient piquer notre petit dej'

© 2021 Y. Bertrand · Institut polaire français · TAAF

Une petite colombine zébrée qui nous rendait visite tous les matins

© 2021 Y. Bertrand · Institut polaire français · TAAF

Finalement, j’arrive à bien occuper mes journées : je me lève tous les matins à 7h, je fais une demi-heure de renforcement physique et je pars déjeuner. Puis, à 9h tous les matins, Paul et Luc, respectivement les informaticiens de Kerguelen et d’Amsterdam, nous proposent une énigme à résoudre avec un jeu de piste dans tout l’hôtel. Ensuite, je profite un peu de la piscine. L’après-midi, le soleil tape fort, et je reste dans ma chambre pour travailler sur ce présent blog. Et parfois, le soir, je cours un peu, mais il fait lourd et faire des tours de parking, ce n’est pas très motivant. Il est temps que cette quatorzaine se termine, je commence à trouver le temps long.

Nous devons passer trois tests PCR pendant ce confinement. Le premier a lieu le samedi 16 octobre, le lendemain de notre arrivée. Une infirmière vient à l’hôtel avec tout son matériel et nous passons tous sur le billard les uns après les autres. Les résultats arrivent par mail dans l’après-midi. On se fait tester une deuxième fois mi-confinement, le mercredi 22 octobre. Puis, un dernier test le jeudi 28 octobre, avant de prendre le bateau le lendemain.

Un agame des colons qui a bien voulu prendre la pose pour moi

© 2021 R. Nespoulet · Institut polaire français · TAAF