Vendredi 29 octobre, après 15 jours de confinement, c’est enfin le grand départ ! Il est temps de dire au revoir au Boutik Hôtel, à nos amis les bulbuls et les colombines, et de plier bagages.

Ce matin, je me lève tôt car je dois libérer ma chambre à 7h. Une navette vient nous chercher à 9h et nous emmène au Port. Sur le quai, le Marion nous attend. On nous prend la température avant de monter, puis on passe s’enregistrer dans le bureau de l’OPEA et récupérer la carte de notre cabine et la carte de bar. J’ai à peine le temps de déposer mes affaires dans ma cabine que je suis convoquée à 10h30 pour un brief sur la sécurité à bord. J’y rencontre le Commandant et le Lieutenant du bateau. Puis, à 11h, c’est déjà l’heure de manger car nous sommes du premier service. L’après-midi est un peu plus calme. On s’installe au forum (le bar du bateau) pour prendre le thé. J’en profite pour faire quelques photos du bateau et du port.

Un célèbre voisin est amarré à nos côtés. Il s’agit de l’Austral, un navire de pêche réunionnais spécialisé pour la pêche à la langouste au large des îles Saint-Paul et Amsterdam. La pêche dans les mers australes est très réglementée, et l’Austral fait partie des rares bateaux à y être autorisé. On le verra parfois passer au large quand on sera sur la station. La pêche à la légine est également autorisée au large des îles Kerguelen.

L'Austral, le célèbre langoustier des mers australes

© 2021 R. Nespoulet · Institut polaire français · TAAF

Au début, je me perds beaucoup entre les 9 ponts superposés et tous les escaliers enchevêtrés. Je n’arrive même pas à distinguer la proue de la poupe, le bâbord du tribord !

Enchevêtrement d'escaliers dans le Marion Dufresne

© 2021 R. Nespoulet · Institut polaire français · TAAF

Une vue du port depuis le pont (et non pas l'inverse)

© 2021 R. Nespoulet · Institut polaire français · TAAF

À 17h, on lève l’ancre ! Tout le monde se retrouve sur le pont supérieur pour assister à la manoeuvre. On est excités comme des puces ! Ça y est, on part enfin, et on commence tout juste à réaliser l’aventure qui nous attend !

On prend la mer alors que le soleil disparait à l'horizon

© 2021 R. Nespoulet · Institut polaire français · TAAF

Au bout de plusieurs minutes, après s’être éloignés du port et de la côte, l’hélicoptère du bateau (un Écureuil) nous rejoint. Après le traditionnel “tour d’honneur”, le pilote et son co-pilote se posent sur la DZ du navire. L’hélico sera “rangé” dans le garage en attendant la prochaine escale : l’archipel de Crozet.

Arrivée de l'hélicoptère

© 2021 R. Nespoulet · Institut polaire français · TAAF

On part avec un fort vent de face, et une tempête est prévue au large. Ça promet ! Je n’ai pas le mal de mer pour le moment… Pourvu que ça dure.