Après Del Cano, c’est au tour de la cabane d’Entrecasteaux d’avoir le droit à sa Tornade log. Cette fois-ci, c’est Luc, l’autre géner/informaticien qui s’y colle.

La Tornade log d’Entrecasteaux était initialement prévue du 30 avril au 4 mai. Cette manip’ a subit de multiples modifications de dates à cause d’une météo trop mauvaise. Et après moultes péripéties, j’ai du remplacer un manipeur au pied levé qui n’a pas pu partir. Et c’est finalement avec Luc et Samuel (le Disams) que nous sommes partis, sous un soleil éclatant et une douceur printannière, direction Entrecasteaux.

Le transit au début de la Caldeira

© 2022 R. Nespoulet · Institut polaire français · TAAF

Ce fut le transit touristique par excellence. La caldeira était parfaitement dégagée, il n’y avait pas un poil de vent, et on en a profité pour s’arrêter pour prendre plein de photos.

La Grande Marche

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Vue de la Caldeira

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Le Museau de Tanche et la Grande Marmite

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La Caldeira et le Mont de la Dive

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Les tourbières du haut de l'île

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Au lieu des 7h habituelles du transit, nous avons mit 10h. Nous avons fait un détour exceptionnel par la Dive, le point culminant de l’île (881m). De là-haut, on avait vraiment l’impression d’être au sommet du monde ! Une mer de nuages recouvrait l’océan comme un édredon de coton, on n’avait presque pas l’impression d’être sur une île.

En montant au sommet de la Dive

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La vue du sommet de l'île

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L’ami Skua (alias Labbe subantarctique) nous a accompagné tout le long de notre progression. La Caldeira est son royaume : lui et ses congénères s’y sont installés pour nicher. Marie, l’ornitho, est d’ailleurs chargée du suivi des nids et des poussins. A cette période de l’année les jeunes ont tous prit leur envol et déserté leur lieu de naissance. Ils reviendront au printemps prochain !

Le Skua et son royaume

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Durant le transit, une petite pause au Pignon nous permet d’admirer la vue des falaises d’Entrecasteaux et les albatros fuligineux qui passent tout près de nous. On entame ensuite la descente dans les scirpes qui précède la Via ferrata.

La côte d'Entrecasteaux vue du haut

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Nous commençons la Via en début d’après-midi, et les embruns de la mer agitée offrent une vue assez irréelle des falaises d’Entrecasteaux.

Paysage hors du commun

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Une (longue) pause en haut du Vietnam plus tard, pour aller voir des cascades, nous arrivons à la cabane vers 16h30. A cette saison, la nuit tombe tôt, et vite : il fait nuit noire à 17h30 ! C’est d’autant plus vrai sur le site d’Entrecasteaux, où les falaises masquent le soleil dès 14h passées.

La soirée se passe sans encombre, on fait même une croziflette avec des crozets dénichés au fond d’une touque, et du reblochon ramené de la base ! Une vraie vie de refuge 😄

Le lendemain, on attaque l’inventaire des touques. Il y a une cinquantaine de touques à inventorier, et la tâche semble interminable. L’opération consiste à vider l’intégralité de la touque, de trier et de compter ce qu’elle contient, de nettoyer la touque et de la remplir dans un ordre logique. Nous ne sommes pas trop de trois. Et comme à chaque manip’ log, le scotch orange est notre meilleur ami : il sert à tout ! Réparer, fixer, étiqueter, boucher les trous dans les murs,… Avec un peu d’imagination et de volonté, on peut presque tout faire avec !

Inventaire des touques : on sort tout et on compte !

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Et comme d’habitude, Entrecasteaux nous offre ses plus belles lumières au coucher du soleil. Cette fois-ci est particulière : la mer est très agitée et les vagues viennent se fracasser violemment contre les rochers, en soulevant des gerbes d’embruns remplissant l’atmosphère d’une brume salée.

Les falaises de la Baie du Loup

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Ciel de fin de journée à la Baie du Loup

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Lumières de fin de journée

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Vagues

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Une météo exécrable nous oblige à repousser notre retour du 4 au 6 mai, et le transit retour fut humide et très venteux. Difficile de tenir debout avec des rafales de plus de 80 km/h ! Heureusement, notre route est toute tracée grâce aux caillebotis installés là pour limiter le piétinement de la végétation.

Les caillebotis

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Autant vous dire qu’on n’a pas mit 10h cette fois-ci, et que les pauses photo furent rares !

La Dive, le sommet culminant de l'île (881m)

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